L’École Parallèle Imaginaire (E.P.I.) est un lieu nomade qui invente des expériences dans des théâtres, des musées, dans l’espace public et pour des territoires. Jouant de la frontière entre réalité et fiction, elle travaille à étendre nos capacités d’imagination et à créer des rituels contemporains.

Née en 2011 des questionnements d’élèves de différentes écoles supérieures de théâtre, d’art et d’architecture sur la notion de transmission, l’École Parallèle Imaginaire (EPI) est un lieu nomade de transmission, d’expérimentation et de production. L’ÉPI crée des projets dans des théâtres, des musées ou dans l’espace public. Elle invente des processus de création singulier qui questionne nos capacités d’imagination, nos rituels collectifs et nos territoires. L’ÉPI est dirigée par Simon Gauchet, metteur en scène et plasticien et regroupe une vingtaine de « maîtres-élèves » qui sont artistes, anthropologues, cartographes, acteurs, architectes, constructeurs, philosophes, écrivains, éclairagistes, réalisateurs.

Sur scène, l’EPI scrute nos inconscients collectifs et les processus de fascination par l’image autour de la figure de Jeanne d’Arc avec L’Expérience du feu (Festival Mettre en scène, 2014), ou bien nos imaginaires de l’Apocalypse avec Le Projet Apocalyptique (Festival Mettre en scène, 2016), ou notre relation avec le non-humain : L’Expérience de l’arbre (Festival TNB, 2019). L’ÉPI travaille également sur des créations contextuelles et des projets de territoire. Elle pilote des expéditions artistiques et scientifiques à destination de territoires imaginaires comme l’expédition du Radeau Utopique en 2016 et 2017, partie pendant 9 mois à la recherche de l’île d’Utopie d’après le récit qu’en fait Thomas More en 1516. Elle invente également des dispositifs de transmission comme l’Université Flottante sur la Vilaine ou des expositions et des performances muséales à l’instar du Musée Recopié où l’ÉPI a accompagné près de 1000 copistes pour recopier dans leur intégralité les musées des beaux-arts de Rennes, de Quimper, de Brest, de Pont-Aven, de Vannes et de Valence.
L’ÉPI accompagne la création d’un tiers-lieu en milieu rural : le Théâtre-Paysage de Bécherel où comment inventer un théâtre situé qui s’invente par et pour un territoire.

Présidente – Muriel Roulet
Trésorière – Chloé Paillotin
Secrétaire  – Olivier Berton

Direction artistique – Simon Gauchet
Coordination du théâtre de Bécherel et administration générale – Alice Lamy
Médiation et communication – Charlotte Piérard


Ils travaillent/ont travaillé pour l’EPI
Adrien Bardi-Bienenstock
, artiste et musicien

Bénédicte Beurard, régisseur son
Nathan Bernat, comédien et navigateur
Matthieu Blin, architecte
Jade Bechtel, assistante à la mise en scène
Audrey Brooking, chargée de production et de diffusion
Benjamin Candotti-Besson, comédien
Céline Cartillier, collaboratrice artistique
Inès Cassigneul, comédienne et cartographe
Mathilde Chevalier, chargée de production
Antoine Claudel, régisseur son
Florian Cochet, artiste plasticien
Ludmilla Dabo, comédienne
Manon Descharles,
chargée de coordination et de médiation
Eric Didry
, collaborateur artistique et regard extérieur
Rémy Fortin, comédien
Côme Fradet, danseur
Alexis Gauchet, architecte et illustrateur
Sixtine Gervais, graphiste
Claire Gondrexon, éclairagiste
François Hébert, scénariste
Guénolé Jézéquel, scénographe et menuisier
Eve-Anne Joalland, créatrice et régie son
Maria Landgraf, artiste plasticienne
Pénélope Laurent-Noye, danseuse
Benjamin Lazar, collaborateur artistique
Grégoire Le Divellec, production et diffusion
Yann Lefeivre, comédien et collaborateur artistique
Aymeric Lefeuvre, technicien son et plateau
Vincent Le Meur, créateur et régisseur son
Arnaud Louski-Pane, scénographe et ingénieur-propulsion
Séverine Lorant, graphiste
Claire Malchrovicz, danseuse
Léo Maurel, musicien et facteur d’instrument
Erwan Marion, régisseur son
Benjamin Marie, constructeur
Flavie Merger, architecte et scribe
Martin Mongin, écrivain
Catherine Pascale, chargée de production
Joaquim Pavy, comédien, musicien et ethnomusicologue
Alice Panziera, assistante-scénographe
Emma Peltier, artiste et urbaniste
François-Xavier Phan, comédien
Karine Piveteau, comédienne et actrice
Louise Quignon, photographe
Michael Rampa, artiste plasticien
Edouard Raffray, charpentier
Freddy Rapin, photographe
Florence Rochery,
chargée de production
Tristant Rothhut
, regard dramaturgique et dramaturgie sonore
Alice Rüest, éclairagiste et regisseuse générale
Arthur Sagez,
artiste plasticien
Clément Schneider
, réalisateur
Paul Tran, écrivain
Tatsushige Udaka, acteur de théâtre Nô

L’ÉPI produit des projets polymorphes. Chaque projet est inventé en fonction d’un lieu, d’un contexte ou d’un territoire et est traversé par trois lignes de force :

  1. TRANSMISSION – Nous explorons toutes les formes de transmission, qu’elles soient entre un/e professeur et un/e élève ou entre une oeuvre et un public. Nous partons du principe que le professeur apprend autant de l’élève que l’élève du professeur. La transmission est une notion qui traverse chacun de nos projets de son commencement jusqu’à sa réalisation. 

  2. IMAGINATION – Nous sommes inspirés par les écrits d’Annie Lebrun et de Günther Anders qui postulent tous deux que nous traversons aujourd’hui une grave crise de l’imaginaire, plus grave encore que les crises climatiques, écologiques ou économiques, puisqu’elle nous condamne à l’impossibilité d’imaginer un autre monde ou une autre façon de « faire société ». Aussi, chacun de nos projets travaille à faire naître des capacités d’imagination. Nous jouons en permanence à la frontière du réel et de la fiction. L’imaginaire fonde le réel et non l’inverse. 

  3. PROCESSUS – Chaque projet est imaginé comme un processus dans lequel acteurs, spectateurs et participants prennent part : il s’agit de traverser une expérience. La forme finale n’est pas une fin en soit mais l’aboutissement du processus.

« Lorsque nous étions élèves à l’École du Théâtre National de Bretagne, entre 2009 et 2012, avec plusieurs autres élèves de grandes écoles (de théâtre, des beaux-arts, d’architecture de plusieurs villes françaises) nous nous interrogions sur ce que nous avions besoin d’apprendre pour créer. Avons-nous besoin d’un maître ? Avons-nous besoin d’apprendre le théâtre, l’art, l’architecture de nos pères pour créer nos propres formes ? Face à ces questions, nous avons décidé de créer notre propre école pour tenter nos propres expériences. N’ayant ni lieux, ni moyens, nous avons placé cette école dans l’imaginaire avec l’idée qu’elle puisse surgir à tout moment dans le réel. Cette école existe en parallèle de toutes les autres d’où son nom : l’Ecole Parallèle Imaginaire. Cette structure continue depuis d’inventer des projets qui mêlent expérimentation, transmission et production d’oeuvres. Elle est un terrain de jeu pour continuer de construire des expériences singulières et réaliser des Utopies. Nous faisons école partout, tout le temps et avec tout. »  

Simon Gauchet