Madame Hythlodée est morte. Professeure de géographie iconoclaste et farfelue, elle a initié des générations d’élèves aux joies de la cartographie imaginaire et de l’échappée onirique. Avant de mourir, elle a pris soin toutefois d’adresser un livre – L’Utopie de Thomas More – à certains de ses ancien-nes élèves. Quand ces dernier-ères se retrouvent, le jour de son enterrement, ils et elles y découvrent des coordonnées géographiques qui ravivent le souvenir de son enseignement. Après avoir exhumé un gigantesque radeau remisé dans son hangar, ils et elles comprennent que Madame Hythlodée leur propose de faire un dernier voyage en sa compagnie. Ils et elles subtilisent alors son cercueil, mettent l’embarcation à l’eau et partent ensemble pour un mystérieux voyage funéraire, dont l’île d’Utopie elle-même semble être le véritable terme.
C’est justement ce voyage que Nathan s’apprête à raconter, en paroles, en musique et en images, aux élèves d’aujourd’hui. Car c’est peut-être à eux, en définitive, que Madame Hythlodée, par-delà la mort, souhaite s’adresser…
Lire le récit de la tournée d’Une île dans le magazine du Théâtre National de Bretagne en janvier 2024 …
Conception, mise en scène et scénographie Simon Gauchet
Texte Martin Mongin
Interprétation Nathan Bernat
Musique (création et interprétation) Nathan Bernat
Production et administration Grégoire Le Divelec et Anaïs Fégar – HECTORES
Diffusion Céline Aguillon
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Production L’École Parallèle Imaginaire
Co-production Théâtre de Lorient – CDN
Pour prolonger l’aventure, nous avons imaginé que quelques jours après leur expérience d’Une île, les élèves puissent retrouver Nathan accompagné d’un-e acteur-ice complice. Cette fois ce sont elle-ux qui s’attelleront à faire advenir un territoire utopique dans leur salle de classe.
Après un rapide échange autour du spectacle et des thématiques d’utopie, de monde idéal, de voyage imaginaire, nous proposeront à la classe de mettre en jeu ces questions à travers un exercice théâtral inspiré du spectacle Une île et de son personnage central, Madame Hythlodée : le cours utopique.
Par petits groupes de 4 à 6 personnes, le jeu sera d’imaginer un cours idéal et de le faire advenir dans la salle de classe, devant et avec leurs camarades.
Chaque groupe tire au hasard une matière réelle (géographie, mathématiques, SVT, EPS,…). L’un-e des élèves incarne un-e professeur-e imaginaire, et construit un cours idéal pour ses élèves.
À la manière de Mme Hythlodée, nous tenterons de faire décoller ce cours pour en faire apparaître une expérience de transmission pédagogique imaginaire dans la salle de classe.
Après un temps de préparation pour chaque groupe encadré par Nathan ou son-a complice, chaque groupe présentera son cours utopique face au reste des élèves qui seront à la fois spectateur-ices et partie prenante de l’expérience. Les élèves auront le loisir de jouer leur propre rôle où d’évoluer dans un personnage de composition imaginaire
Par le prisme du ludisme de l’exercice théâtral, et en partant du cadre scolaire de la salle de classe, l’enjeu est d’amener les participant-es à arpenter leur imaginaire pour voyager ensemble vers d’autres territoires.
Durée de l’atelier : 2 h
Participant-es : 1 classe
Projet d’ateliers EAC à inventer !
Quelques jours après leur expérience d’Une île qui partait en quête de l’Utopie de Thomas More, autrement dit “la société idéale”, les élèves retrouvent Nathan Bernat accompagné d’un auteur (Martin Mongin) et d’une actrice complices. Cette fois, ce sont les élèves qui s’attelleront à faire advenir un territoire utopique dans leur collège. Comment crée-t-on un cours utopique ? Comment étend-on cette utopie à l’extérieur de la salle de classe pour imaginer un collège idéal ?
Ces ateliers pourraient se déployer par exemple sur une semaine à destination de deux classes.
Après un rapide échange autour du spectacle Une île où l’on transmettra aux élèves les notions d’utopie, de monde idéal, de voyage imaginaire, nous les inviterons à nous faire visiter leur collège et à raconter les lieux qu’ils affectionnent.
Au retour en classe, nous travaillerons en plusieurs petits groupes : certains seront invités à imaginer des “cours utopiques” à la manière de madame Hythlodée, cette incroyable professeure dont il est question dans le spectacle qui enseigne à la fois la géographie réelle et la géographie imaginaire. Après avoir écrit ces cours, il s’agira de les mettre en scène et de les jouer dans l’espace de la classe en partant du cadre scolaire classique et en inventant une expérience de transmission pédagogique.
D’autres groupes seront invités à écrire des fictions sur leurs usages rêvés des espaces communs de leur collège (dans la cour, la cantine, d’autres salles de classes, les couloirs, etc.). Les élèves seront invités à imaginer ces usages, les décrire, mais également à les incarner in situ. Peu à peu s’inventera une visite guidée de ce collège utopique.
À la fin du projet, les deux classes organiseront des portes ouvertes de leur collège utopique. Les autres élèves pourront ainsi visiter cet établissement rêvé. Les collégiens deviendront des guides comme les acteur-ices de ce collège idéal. On pourra entrer dans une salle et assister à un extrait d’un cours, tout comme flâner dans les espaces communs où auront lieu plusieurs scènes jouées par les élèves.
Les élèves seront également invités à mener des entretiens avec leurs propre parents à propos des rêves d’enfants, ceux qui se sont réalisés, ceux qui restent à mener. Ils et elles les interrogeront sur leurs écoles et leurs sociétés rêvées.
Durant les ateliers, Martin Mongin accompagnera les élèves sur des temps d’écriture et les deux acteur-ices sur l’interprétation de leurs propositions.
Parez pour l’aventure ?
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