Le Musée Recopié
Une performance participative qui invite un groupe de copistes à recopier à la main l’intégralité des œuvres d’un musée
Le Musée Recopié est une performance participative qui invite un groupe de 50 à 500 copistes à recopier à la main l’intégralité des œuvres d’un musée pendant une ou plusieurs journées.
Elle vise la réappropriation de l’histoire de l’art et des collections permanentes d’un musée par ses visiteur-ses et les habitant-es d’une ville. Elle permet de faire voyager un musée éphémère partout où les musées de pierre ne peuvent se rendre.
Déployée dans plusieurs musées de France, cette expérience a donné naissance au Musée imaginaire du XXIème siècle.
Conception et coordination Simon Gauchet
Coordination des copistes Capucine Jaussaud et Charlotte Piérard
Création de la scénographie Guénolé Jézéquel
Graphiste Sixtine Gervais / L’atelier du bourg
Photographies Julien Mignot, École Parallèle Imaginaire, Louise Quignon
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Pour imaginer un Musée Recopié, écrivez-nous : capucine@ecoleparallele.com
“ 500 copistes venus reproduire tous ses chefs-d’œuvre : l’émouvant au revoir transgénérationnel au Centre Pompidou. ” BEAUXARTS MAGAZINE, Malika Bauwens
» Au Centre Pompidou, salut les copistes ! » LIBÉRATION, Sonya Faure
» Le Centre Pompidou cible d’un plagiat collectif en bande organisée » – LE NOUVEL OBS, Julien Bordier
» Le musée recopié, la fête de clôture du centre Pompidou par Simon Gauchet » CULTNEWS, Anne Verdaguer
» Quand on va dans un musée, on reproduit les mêmes hormones que quand on tombe amoureux. «
FRANCE INFO, Anne Chépeau
« Le Musée Recopié est né d’une expérience que nous avons tou-tes eu l’occasion de faire. Un jour dans une exposition, j’ai observé un jeune homme qui recopiait une œuvre. J’ai réalisé que les visiteur-ses du musée étaient davantage intéressé-es par l’œuvre en train de renaître sous leurs yeux que par l’original. Du moins, cela faisait naître un dialogue nouveau avec l’œuvre originale après avoir furtivement épié par dessus l’épaule du jeune copiste.
De cette observation sont nées plusieurs questions. Qu’est-ce que cela provoquerait de convier un groupe d’une centaine de copistes à recopier l’entièreté des collections permanentes d’un musée en une journée ? Quelle serait l’expérience des copistes face à une œuvre durant deux heures ou plus alors que selon certaines études un regardeur reste en moyenne 9 secondes devant un tableau dans un musée ? Quelle serait l’expérience des visiteur-ses convié-es à assister à cette performance et qui verraient les collections du musée renaître sous leurs yeux ? »
En activant cette performance dans différents musées, nous nous sommes aperçus que le musée devenait vivant. Ce lieu parfois austère et silencieux devenait bruyant. Un espace de transmission informel et intergénérationnel s’invente : cell-eux qui savent davantage dessiner apprennent aux autres, des dessins à quatre ou six mains s’inventent et chacun-e s’approprie notre histoire de l’art. On oublie souvent que les collections d’un musée municipal appartiennent à la ville et donc à ses habitant-es. Recopier collectivement les oeuvres d’un musée permet une réappropriation de ce patrimoine commun. Pendant la performance, nous mettons en place plusieurs protocoles qui permettent aux participant-es de se rencontrer, de dessiner ensemble, de réincarner les œuvres et, le plus souvent, de parvenir à recopier la totalité des collections d’un musée.
La performance est ouverte à tou-tes quels que soient l’âge, la formation ou la pratique. La participation est gratuite. Elle s’adresse tout autant à des amateur-ices, des néophytes qu’à des artistes confirmé-es. Il ne s’agit pas d’exécuter le plus fidèlement possible l’oeuvre d’art, c’est la tentative collective qui fait oeuvre.
Le mobilier du Musée Recopié a été conçu et réalisé par le designer Guénolé Jézequel pour tous les usages déployés lors de la performance.




















