L’Atlas des sociétés futures

Voyagez dans le temps et étudiez une série d’objets que le Musée de Bretagne ne parvient pas à identifier. L’étude de ces objets permettra de faire naître d’autres récits muséographiques, d’autres manières de raconter notre société à l’aube de sa potentielle disparition.

L’Atlas des sociétés futures est une recherche collective et participative qui convie des participants à interroger le sens et le récit des objets conservés dans les musées de sociétés.

Pour mener à bien cette expérience, nous convions un groupe de 12 personnes dans des réserves recréées pour l’occasion et dans lesquelles sont conservés une centaine d’objets non-identifiés par le musée.

Les participants sont invités à manipuler, dessiner, interpréter et inventorier ces objets de façon à composer une société parallèle, future ou imaginaire et ainsi créer l’Atlas des sociétés futures. 

Conception Simon Gauchet

Coordination Charlotte Piérard

Scénographie Guénolé Jézéquel

Graphisme Sixtine Gervais / Atelier du Bourg

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Pour imaginer un Atlas dans votre musée, demandez le dossier de présentation : museerecopie@gmail.com

RENNES

Samedi 19 septembre – 10h à 12h
Jeudi 8 octobre – 18h à 20h
Samedi 10 octobre – 10h à 12h
Jeudi 5 novembre – 18h à 20h
Samedi 7 novembre – 10h à 12h
Mercredi 25 novembre – 10h à 12h
Samedi 28 novembre – 10h à 12h
Samedi 12 décembre – 10h à 12h

Musée de Bretagne / Les Champs libres

2020 - PERFORMANCE MUSÉOGRAPHIQUE

Une société est un groupe d’individus unifiés par un réseau de relations, de traditions et d’institutions. Partout de nos jours, on entend l’injonction de « faire société» comme si ce réseau de relation, de traditions et d’institutions n’était plus effectif. Si un musée de société est un lieu qui conserve la mémoire de notre société, il pose inévitablement la question de ce que l’on décide de conserver du passé et du des récit-s que nous décidons d’écrire pour bâtir notre futur.

Un musée est le lieu d’une mémoire où l’on conserve des traces choisies du passé. Aussi objectif soit-il, il conditionne notre vision du présent. On sait aussi que l’histoire est une construction dont l’interprétation varie selon notre point de vue et notre expérience du monde. En interprétant notre passé, on change le présent et inévitablement l’avenir. Comme le dit Boris Wastiau : « Quoi que l’on fasse et quel que soit le degré de scientificité de l’exposition, non seulement les objets ne « représentent » toujours rien, mais ils seront utilisés pour exercer une influence sur un public, pour véhiculer des idées, construire des faits, instiller une vision du monde.

Dans le récit que l’on fait d’une société, il y a bien plusieurs sociétés dont certaines sont enfouies, latentes et secrètes.

À l’heure des droits culturels, on tente d’inviter les visiteurs à devenir acteurs des institutions culturelles et non plus simple spectateur. Dans les musées de société, il s’agit de répondre à la question paradoxale : comment devenir acteur des traces de son passé ? Le projet « Atlas des sociétés futures » convie chacun à réinventer des fonctions imaginaires à une sélection d’objets des collections du musée et des réserves de celui-ci. Par la ré-interprétation des collections du musée, va peu à peu s’inventer une ou plusieurs sociétés fictives dont l’histoire sera à écrire. Ce seront des sociétés parallèles à la nôtre, des sociétés rêvées dont il faudra nommer le fonctionnement à partir des traces en notre possession.

Les ethnologues amateurs participants réinventent à partir des collections existantes la fonction même du musée. Ce dernier n’est plus un lieu de conservation, il devient un lieu d’invention et d’écriture de récit de sociétés parallèles, celles qui auraient pu exister à la place de la nôtre.

Devenant peu à peu ethnologue de leur présent et potentiellement de leur futur, les participants se réapproprient cette histoire commune par l’imagination. Constituant une société d’ethnologie, ils font eux même société. À partir des collections du musée il s’agit alors de s’interroger ; si nous avions pris un autre chemin, quelle société aurions-nous créer ?