Le Pays

Au croisement de 4 communes, 3 communautés de communes et 2 départements, le territoire administratif de Bécherel ne correspond pas au territoire vécu de ses habitants.

Face à ce morcellement administratif, nous avons commencé à rêver de nouvelles frontières qui invitent à penser les notions de « local » et de « paysage vécu ». Ces nouvelles frontières imaginées rassemblent 6 communes et font naître peu à peu un « Pays ».

Le « Pays  » désigne à la fois une nation avec une organisation politique propre tout comme un espace bien plus restreint dont on reconnait une identité et une appartenance, une « terre natale » selon Eugen Weber dans La Fin des terroirs (1984).

Pendant 1 ans, nous avons réuni un groupe d’artistes, de paysagiste et d’ingénieures agronomes pour étudier et faire surgir ce « Pays ». S’invente peu à peu un projet artistique et agronomique de territoire qui fait naitre une randonnée-spectacle et un nouveau sentier pour arpenter et rendre sensible ce paysage.

En juillet et septembre 2020, nous avons arpenté ce pays et ce paysage. Nous avons traversé ce territoire de long en large et mené des entretiens avec un certain nombre d’habitants. Par ces marches, plusieurs strates se sont révélées.

Une strate géologique – Le territoire de Bécherel se dresse sur un massif granitique de 175 mètres de haut qui est une ligne de partage des eaux : une goutte d’eau qui tombe à Longaulnay se jettera dans la Manche, tandis qu’une goutte de pluie qui tombe à Cardroc coulera vers l’Atlantique. Il y a 15 millions d’année, la mer des faluns s’engouffrait dans les terres jusqu’à cette barrière de granit.

Une strate historique – La culture du lin et du chanvre s’est développée au 16ème siècle dans ce paysage propice à sa culture. De la culture au tissage, toute la filière de transformation était présente et a offert une certaine prospérité à ce territoire. À la fin du 18ème siècle, la sécheresse de 1795 et le blocus anglais détruisent toute la filière de production et de transformation du lin et du chanvre. Les archives de la commune de Cardroc rapporte que  le dernier tisserand de la commune, M. Dufouil, a brûlé son métier à tisser, comme le voulait la tradition lorsqu’il n’y avait pas de repreneur, après la première guerre mondiale.

Une strate agronomique – En collaboration avec l’unité biodiversité cultivée de l’INRAE et en partenariat avec différents agriculteurs du territoire, nous souhaitons réintroduire des semences anciennes de lin et de chanvre dans ce paysage afin de les cultiver à nouveau et recréer certaines filières de transformation. Avec l’extinction de ces cultures, il nous faut retrouver les gestes et les savoirs-faire disparus.

Une strate sociologique – On assiste à un renouveau de la population et des pratiques agricoles. L’arrivée de néo-ruraux crée de nouvelles communautés et parfois des relations complexes avec ceux qui habitent depuis plusieurs générations sur ce territoire. De nouvelles pratiques agricoles s’inventent sur ce territoire depuis plusieurs années même si l’agriculture conventionnelle reste majoritaire.


 

Méthodologie – Notre pratique de la marche, l’errance intellectuelle et physique qu’elle propose, les liens qu’elle crée entre marcheurs, a fait naître en nous le désir d’utiliser ce médium pour inventer LE PAYS. Il s’agit de faire surgir des « frontières imaginaires » par la création d’un nouveau sentier, retrouvant ainsi le sens étymologique du mot « marche » :  « signe de démarcation de la frontière ». La marche permet de mettre en fiction le passé et l’avenir de ce territoire mais également de créer une communauté autour d’une histoire située.

Le 5 et 6 juin 2021, nous organisons une randonnée de deux jours pour inaugurer ce nouveau sentier et partager une expérience artistique hors-norme. Il s’agira à la fois de baliser le chemin, de semer des traces et des histoires dans ce paysage. Plusieurs protocoles artistiques seront activés à cette occasion : chant en marchant, rites et gestes du pays disparus, glanage et création d’un herbier du pays, création de semis de graine de lin et de chanvre, récit de certains lieux rencontrés et micro-spectacle dans le paysage, etc.

Le soir du premier jour de marche, dans un campement créé pour l’occasion, aura lieu une grande fête du Pays pendant laquelle danse et nourriture du Pays seront proposés. Cette marche inaugurale racontera l’histoire des paysages traversé comme un récit spéculatif sur l’avenir du territoire.

Il sera possible de participer à un ou deux jours de marche.

« Une fois rentré chez lui, ou quelques jours plus tard, le randonneur sera spontanément tenté de raconter sa pérégrination dans ces lieux à la fois connus et méconnus. Il va commencer à mettre en ordre des anecdotes . Comme dans tout voyage réussis, le désir de restitution est spontané. Il va vouloir partager ce qu’il a appris. Cette phase de collecte au fil des marches est un processus d’interraction assez libre, et potentiellement interminable. Au bout d’un certain moment, la quantité d’informations réunies commence à mettre le randonneur en position de « sachant », qui peut devenir capable, non plus seulement de livrer quelques anecdotes décousues, mais de développer un propos à la fois original et détaillé sur ces immenses territoires difficiles à lire. »

L’Académie des sentiers métropolitains – 2020

Le sentier inauguré en juin restera accessible de mi-juin jusqu’à mi-septembre par des marcheurs en autonomie. Toute personne souhaitant traverser le Pays pourra réserver un « kit », un sac à dos contenant tout le nécessaire pour faire le voyage. Ce kit artistique permettra à celui qui marche de faire différentes expériences artistiques dans le paysage, mais également de se nourrir et de dormir. Un campement éphémère déployé dans une commune du territoire pourra accueillir le voyageur fatigué au milieu de son périple.

Recréer des usages

L’usage de la voiture et l’hyper-mobilité fragmentent nos territoires et font perdre l’usage quotidien de la marche, nécessaire à notre santé et à notre lien à un territoire. Alors que nos sociétés humaines sont au seuil d’une renégociation majeure avec la nature qui nous entoure et nos paysages, les sentiers interrogent notre rapport à la terre, aux habitants humain et non-humains. Le sentier du Pays ouvre de nouvelles négociations avec les différentes communautés vivantes d’un territoire.
 
 

« C’est dans cette librairie qu’on nous avait donné rendez-vous. Parmi les livres, des sacs à dos nous attendent. À l’intérieur de ces sacs, se trouve le nécessaire pour partir marcher deux jours. Nous récupérons dans la maison voisine des bocaux qui nous permettront de nous sustenter durant le voyage. Tout ce que contient ces bocaux vient des paysages que nous allons traverser. Chacun est un carottage de ce territoire. On nous délivre un passeport pour voyager sans risque, mais également un livre. Y sont consignés l’histoire du pays et le chemin que nous devons emprunter pour la découvrir. Il est écrit en incipit : «  À chaque arbre entouré d’une cordelette rouge, tournez une page  ». Nous partons livre et carte en main à la découverte de ce pays inconnu. Au fil du chemin, on découvre un ensemble de ruines, de traces du pays disparu. On croise aussi des habitants qui délivrent des histoires, comme des indices. On écoute dans une vieille cabine téléphonique un chant oublié accompagné par des cris d’oiseaux et de guimbardes. Le soir, nous arrivons dans un campement où se trouve d’autres voyageurs. On se raconte nos découvertes, cette cabane dans laquelle aurait vécu Henri David Thoreau, ces merisiers sauvages aux cerises étonnamment sucrées, cet herbier qu’on nous a confié à un croisement de chemin et que l’on doit transmettre après y avoir ajouter une plante qui nous est chère. Nous sommes dans un champs immense et nous mangeons du pain tout droit sorti du fournil d’à côté, le blé qui a servi a faire la farine a poussé là où je suis assis. Le lendemain au matin, nous arrivons face à un mur de plusieurs mètres de haut. Nous sommes à la frontière. Le Pays s’arrête ici. Et derrière, qu’y a-t-il ? Nous longeons le mur jusqu’à arriver à un poste-frontière où des femmes militaires, avec un uniforme bien particulier, entièrement masquée de la tête aux pieds, nous intiment l’ordre de faire demi-tour. Malgré notre passeport en règle nous ne passerons pas. Obligés de revenir à notre point de départ, nous déposons les sacs et les tentes là où nous les avons trouvé. On nous invite à nous asseoir à un petit bureau et à écrire la suite de l’histoire du Pays sur les pages vierges du livre. »

Dans l’époque de rupture sociale et environnementale que nous traversons, naît la nécessité d’un retour à une échelle de vie, de production et de consommation locales. On parle aujourd’hui de « circuit court », d’« économie circulaire », d’« agriculture vivrière ». Toutefois, jusqu’à présent, la création contemporaine, pour laquelle la diffusion nationale et internationale définit les règles de financement, ne s’empare que trop rarement de cette échelle locale de recherche et de création. Nous proposons notre terrain d’expérience comme un territoire pilote pour initier une recherche-action sur les liens entre culture, paysage et agriculture.

Ce projet de recherche et de création convie deux metteurs en scène, un dramaturge, une paysagiste, une artiste plasticienne, un poète sonore et deux ingénieures agronomes, à faire dialoguer leurs méthodologies de recherche et nous les invitons à faire naître un « pays » à partir d’un territoire réel.

Si Henri Mendras prédisait en 1967 « la fin des paysans » et avec elle « la disparition d’une civilisation millénaire », on assiste aujourd’hui à un retour à la terre et à la paysannerie, mais aussi à la résurgence de rituels et de cultures longtemps reniés, (feu de la Saint-Jean, tirage de joncs, biodynamie, etc). Le paysage retrouve une existence esthétique, non plus comme représentation romantique d’une étendue mais comme un espace relationnel entre les êtres vivants. De ce retour à la terre surgissent les mêmes enjeux que ceux qui traversent aujourd’hui les « territoires » artistiques contemporain : rendre sensible les enjeux de l’anthropocène, créer un dialogue entre humain et non-humain, représenter l’irreprésentable, oeuvrer avec le vivant, inventer des modalités de création collaborative, etc. On peut donc alors s’interroger sur la place de l’art dans cette époque de bouleversement. Face à ces enjeux, le théâtre ne peux plus être dans l’anecdote et le commentaire mais doit contribuer au renouvellement de nos capacités d’imagination et d’activation pour inventer de nouveaux espaces sociaux et politiques.

Convoquant des méthodes ethnographiques, agronomiques et artistiques notre recherche naît de l’existant, interrogeant ce qui constitue un territoire et un terroir définis : l’identité d’un lieu, ses pratiques vernaculaires, les mobilités disparues, les paysages qui le constituent, ses modes de gouvernance et la communauté qui y réside. Comme le dit John Brinckerhoff Jackson : « Le paysage est un environnement modifié par la présence permanente d’un groupe. Se propose la création d’une communauté et le paysage n’est que la manifestation visible de celui-ci. » Nous voulons travailler à partir de cette communauté façonnant des paysages pour repenser nos pratiques, nos modes de création et de production. LE PAYS est l’occasion d’interroger les modalités de création contextuelles dans un territoire rural et de répondre à ces problématiques : Comment considérer les cultures et paysages vernaculaires dans les processus de création ? Comment les nouvelles méthodologies de recherche-action agronomiques rencontrent et inspirent nos modes de recherche et de création artistique ? Quels sont les liens entre culture et agriculture ?

Nous collaborons avec le Centre d’Art la Criée de Rennes afin d’éditer des traces de notre recherche dans la revue Art et Vernaculaire.

Dans le cadre de la création d’un master Design Rural à l’École des beaux-arts du Mans, nous accueillons un workshop de 4 jours avec 10 étudiants en mars 2021 sur le territoire du PAYS.

Dans le cadre du PAYS, 20 ateliers seront menés de janvier à juin 2021 à destinations des habitants du territoire.

Gilles Amalvi, écrivain, poète, critique de danse et créateur sonore

Charline Ducottet, politologue, ingénieure d’étude au sein de l’équipe « Biodiversité Cultivée et Recherche Participative » de lINRA, recherche-action en agronomie

Emma Flippon, Ingénieure agronome au au sein de l’équipe « Biodiversité Cultivée et Recherche Participative » de lINRA de Rennes, recherche-action en agronomie

Simon Gauchet, acteur, metteur en scène, scénographe et plasticien, directeur artistique de lEcole Parallèle Imaginaire, théâtre et art plastique

Guillaume Lambert, écrivain, dramaturge et metteur en scène

Léa Müller, paysagiste, atelier « Itinérance », paysage et urbanisme

Johanna Rocard, artiste plasticienne indépendante et collectif « La Collective », arts plastiques

LIRE LES BIOGRAPHIES DE L’ÉQUIPE

De juillet à décembre 2020 : Étape de recherche : Arpentage du territoire, rencontres avec les différents acteurs du territoire, temps de recherche.

De janvier à mai 2020 : Ateliers sur le territoire dans le cadre de Territoire extra (Criée/DRAC)

D’avril à août 2020 : Ateliers dans le cadre de la programmation de la Maison du Livre

05 & 06 juin 2021 : La marche inaugurale du Pays

De mi-juin à mi-septembre : Mise à disposition des kits de randonnées pour traverser le Pays

Été 2020 :  Une exposition grand format des images du Pays dans les rue de la commune de Bécherel

Voyage au pays de l’utopie rustique, Henri Mendras, 1979

La fin des paysans, Henri Mendras, 1967

À la découverte du Paysage vernaculaire, John Brinckerhoff Jackson, 1980

Manifeste du tiers-paysage, Gilles Clément, 2003

La composition des mondes, Philippe Descola, 2017

Le théâtre d’agriculture et mésnage des champs, Olivier de Serres, Seigneur du Pradel, 1600

Le serpent d’étoile, Jean Giono, 1933

La production et la circulation des connaissances scientifiques et des savoirs profanes dans nos sociétés techniciennes,  Ancori B., 2012

Nous ne nous entoure pas, Jean-Christophe Bailly (Vacarme 2014/4)

Dans le pays de Bécherel, des foules battent la campagne à chaque saison, par tout temps et par tous chemins, glanant dans les haies : feuilles, fleurs, fruits, bourgeons, rameaux, écorces. Au retour de leur balade procession, de somptueux bouquets d’herbes sauvages sont séchées dans de grandes claies en bois, des chaudrons dégoulinent de confitures sucrées et bouillantes, d’immenses futs sont remplis de fruits trop mûres pour jouir bientôt de leur fermentation, de minuscules et précieuses graines sont enfermés dans de tout aussi petits sacs fait de toile pour fleurir les jardins et les rues des prochaines années.
Chaque récolte sauvage est une fête. Les corps en mouvement sont une danse, les outils un emblème, leurs techniques une architecture.

Un étonnant calendrier, tout à la fois almanach, jeu de tarot et horloge astronomique, est dessiné sur le sol de la place du théâtre, il sonne les travaux de l’année, annonce les floraisons et rythme les balades des glaneurs.

Pour ce qui est du rôle ou de la fonction dans le pays, deux choses m’intéressent particulièrement.

La question du passage d’un état à un autre, ici celui d’un pays réel à une organisation fictionnelle et imaginaire. Cela pose pour moi la question des récits et des gestes de transitions, de bascules, de soulèvements, de métamorphoses d’où émerge le pays.

La deuxième champ, découlant du premier, serait celui des corps dans ce pays, individuels et collectifs, en ce que cela induit les gestes, les rituels, les danses mais aussi pourquoi pas les pratiques vestimentaires. J’y vois là aussi l’occasion de traiter de la question du rapport aux sols et à leurs usages.

Ces deux champs de recherches m’intéressent doublement au regard de ce que nous traversons, la perte de mobilité, la fermeture des frontière, l’impossibilité de se toucher, de se parler près.

Que pourrais-je faire dans ce pays ?

Peut-être que j’aimerais y trouver sa fête. Sa fête populaire. Celle qui rassemble les uns et les autres au sein de ce pays. Ou celle qui a rassemblée. Ou celle qui rassemblera.

Passé, présent, futur… je ne sais pas encore. Tout est question de temps, de moyen.

Fêtes et rituels peuvent être très simples, comme ils peuvent être très complexes.

Si je viens travailler au sein de ce pays, c’est pour m’interroger sur ce qui nous rassemble ?

Pour ma part, parmi les zones d’activité potentielles, j’en vois deux, en particulier, qui m’intéressent à ce stade. Mais c’est évidemment sans compter sur tous les branchements qui vont pouvoir s’opérer entre nous.

Il y a le balisage et la description des chemins. J’y vois, par ailleurs, un potentiel radiophonique (radio-chemin), avec, pourquoi pas, un partenariat avec Radio Univers, basée à Cuguen, près de Combourg.

Et il y a la rédaction d’une « constitution » pour ce « Pays ».

J’aimerais approfondir la question de l’agriculture vivrière sur ce territoire et pouvoir inventorier ce qui est déjà produit sur le territoire et comment cela est valoriser aujourd’hui. Il s’agirait également d’inventorier les productions « manquantes » sur le territoire pour atteindre l’objectif d’une certaine autonomie alimentaire. Je pense qu’il vaut mieux rêver l’autonomie plutôt que l’autarcie sachant que des échanges avec l’extérieur du Pays peuvent être imaginés. De plus, j’aimerais approfondir l’histoire de Bécherel en tant que ville transformant du lin et du chanvre pour le textile. Dans quelle mesure cela pourrait-il retrouver un intérêt aujourd’hui, dans l’idée d’une relocalisation de la production de vêtements et de création de filières locales pour le textile. Autre axe de recherche intéressant, quels liens peut-on imaginer entre paysan.ne.s et habitant.es non paysans du Pays ? Les paysan.ne.s ne peuvent pas être seul.es à assumer les questions cruciales qui se posent aujourd’hui en termes de mise en place d’une agriculture respectueuse de l’environnement, instaurant une coopération avec les êtres vivants et nourrissant sainement les humains.

Une autre question qui m’intéresse dans ce projet est la forme de gouvernance du Pays. Je m’intéresse bcp à la gouvernance horizontale des collectifs. Il serait intéressant de travailler ensemble sur la manière dont les décisions seront prises dans le Pays et sur la manière dont la gestion des communs (semences, espaces naturels, eau, routes ou chemins, lieux publics…) s’effectue. Il serait intéressant d’imaginer une gouvernance égalitaire, collective et horizontale du pays de Bécherel. Peut-être pourrait-on s’inspirer du municipalisme libertaire de Murray Bookchin ?

La question de la monnaie ou des moyens d’échange entre les habitants de ce Pays m’intéresse également. Quelles conclusions peut-on tirer de l’existence de monnaies locales et sociales en France et dans le monde pour alimenter nos réflexions autour des moyens d’échange dans le Pays ?

Notre approche autour de la recherche participative me parait intéressante pour ce projet puisque nous posons sans cesse la question des modalités d’implication des citoyens dans les travaux de recherche et dans les associations avec lesquelles nous travaillons. De quelle manière pouvons-nous faire collectif, quels objectifs nous rassemblent et comment cultiver cette envie de faire ensemble sont des questions qui m’intéressent beaucoup.

Il pourrait être intéressant, comme Charline l’a souligné, de se pencher sur l’histoire vivrière du Pays de Bécherel, qui est notamment marqué par la culture et la transformation du lin et du chanvre. Il se trouve que ce sont des semences que l’équipe BCRP souhaiterait recultiver et/ou étudier ! Il devrait donc y avoir des choses à imaginer de ce côté là. C’est une entrée qui permet d’aborder beaucoup de sujets : histoire, culture, agriculture, échanges économiques et culturels avec les autres régions, lien au territoire et au terroir…

Noces de 2100 personnes à Scrignac

Noces bretonne au Pays de Cornouailles – Festin de 1800 personnes – Côté des hommes

Arbre de la liberté

Sans-culotte dansant autour d’un arbre de la liberté – Carnavale

Références